Commune de Dugny-sur-Meuse
Commune de Dugny-sur-Meuse
Commune de Dugny-sur-Meuse
Commune de Dugny-sur-Meuse
Commune de Dugny-sur-Meuse
Commune de Dugny-sur-Meuse

Dugny sur Meuse est un village dont la création est antérieure au Xe siècle.

De nombreux vestiges archéologiques ont été découverts et témoignent de l’occupation gallo-romaine de notre territoire.

Les premières traces de civilisation en Lorraine remontent au Ve siècle avant Jésus-Christ.

La Lorraine n'est alors qu'une zone peu habitable, occupée par quatre tribus gauloises, les Trévires au nord, les Médiomatriques dans la Basse-Moselle, les Leuques dans la Haute-Moselle et les Verdunois dans la région de la Meuse.

Lors de la conquête romaine de la Gaule, la Lorraine est incluse dans la province appelée Gaule belgique.

Lors de la paix gallo-romaine les principales cités sont : Metz (Divodurum Mediomatricorum), Verdun (Verodunum), Toul (Tullum).

Après le déferlement des Huns d'Attila, les Francs conquièrent la Gaule belgique.

Ils créent en particulier un royaume dont la capitale est Metz (1er roi : Thierry, fils de Clovis) et qui deviendra peu après l'Austrasie

À l’époque Mérovingienne, le village était un fief austrasien important.

En 534, l’Austrasie (territoires de l'est) désignait durant la période mérovingienne un royaume franc couvrant le nord-est de la France actuelle, les bassins de la Meuse et de la Moselle, jusqu’aux bassins moyen et inférieur du Rhin. Il apparut en 511. La capitale en fut d’abord Reims, puis Metz.

En 739, Charles Martel réunifie le royaume des francs qu'il partage.

En 741 il le partage entre ses fils : l'Austrasie échoua à Carloman. Celui-ci, devenant moine en 747, cède ses terres à Pépin le Bref son frère qui demeure alors le seul souverain du royaume des Francs, fondant ainsi la dynastie des carolingiens.

En 768, à partir de Charlemagne, l’Austrasie disparaît avec l’arrivée au pouvoir des Carolingiens on parle alors de Royaume des Francs (768811).

Vers 870, les divers pays de la Meuse sont successivement réunis à la France sous le nom de Barrois, de Clermontois, de Lorraine, de Champagne et des Trois-Evêchés.
Chacun d'eux se divisait en bailliages, lesquels se subdivisèrent ensuite en prévôtés ressortissant, soit au parlement de Paris, soit à celui de Metz, soit à la cour souveraine de Nancy.

Comme la Falouse, Dugny dépendait du bailliage de Bar et de la Prévôté de Souilly.

Bailliage de Bar-le-Duc : Prévôté d'Ancerville - Prévôté de Bar-le-Duc - Prévôté de Beurey - Prévôté de Cousances-aux-Forges - Prévôté de Dagonville - Prévôté de Franquemont - Prévôté d'Issoncourt - Prévôté de Levoncourt - Prévôté de Ligny-en-Barrois - Prévôté de Louppy-le-Château - Prévôté de Mognéville - Prévôté de Montiers-sur-Saulx - Prévôté de Morley - Prévôté de Pierrefitte - Prévôté de Souilly - Prévôté de Stainville.

Le Barrois s'étendait sur les deux rives de la Meuse, ayant pour bornes au Nord la Lorraine proprement dite et une partie de l'évêché de Verdun, au Sud la Champagne et les Vosges.

Ce pays forme aujourd'hui à peu près tout le département de la Meuse et une partie de celui des Vosges.

Le Barrois n’a pas toujours été sous la même domination que la Lorraine, et a été pendant longtemps soumis à des comtes et ducs particuliers.

Le Traité de Verdun signé dans les environs,
Et qui sait …peut-être à Dugny à la vieille église…

En août 843, par le Traité de Verdun, les 3 petits fils de Charlemagne, fils de Louis le Pieux se partagèrent l’Empire Carolingien en 3 grands royaumes indépendants: France – Germanie – Italie

C’est l'acte diplomatique le plus important de l'histoire médiévale.

Plusieurs négociations furent engagées avant que 120 membres de l'aristocratie (40 pour chaque frère) se réunissent à Saint-Castor-de-Coblence le 19 octobre 842. Après un mois de tergiversations, ils se réunirent à Thionville pour conclure une trêve jusqu'à la mi-juillet de l'année suivante. En fait, c’est en juillet 843 que les membres de la Commission d’Empire, chargés du partage équitable, se réunirent et appelèrent auprès d’eux les trois rois Lothaire, Louis et Charles pour signer le traité définitif.

Il y a très peu d’écrits connus à ce sujet.

L'Assemblée aurait lieu à Verdun ou dans les environs, selon certaines sources à Dugny, au mois d'août 843 (on ne connaît pas la date précise).

Cet accord signé en août 843 devint donc pour l’histoire le Traité de Verdun, mais nous pourrions cependant penser que la France a été crée à Dugny…

La Meuse est restée par la suite la frontière entre le France occidentale et la Lotharingie, puis entre la France occidentale et la France orientale, futur saint empire.

En 855 : à la mort de Lothaire Ier, ses fils se partagent le royaume ; Lothaire II reçoit le territoire allant de la Mer du Nord aux sources de la Meuse et de la Moselle.

On baptisa ce royaume du nom de son roi : la Lotharingie.

La Lotharingie désigne le royaume de Lothaire II (du latin Lotharii Regnum), arrière-petit-fils de Charlemagne. Après sa mort, elle fut l'enjeu de luttes entre les royaumes de Francie occidentale et de Francie orientale, avant d'être rattachée au Saint-Empire romain germanique en 880. Elle devint un duché au début du Xe siècle. Dans la deuxième moitié du Xe siècle, le duché fut scindé en un duché de Basse-Lotharingie et un duché de Haute-Lotharingie, qui deviendra la Lorraine.

En 870 : à la mort de Lothaire II, le traité de Mersen partage la Lotharingie en deux :

  • La Lotharingie occidentale, grande partie de la Frise, Alsace et Lorraine, cédée à Charles II le Chauve, future France.
  • La Lotharingie Orientale (partie orientale de l’Empire carolingien), cédée à Louis Ier le germanique, qui deviendra plus tard l’Allemagne.

La Meuse est restée par la suite la frontière entre la France occidentale et la Lotharingie puis entre la France occidentale et la France orientale, futur Saint Empire.

En 959, le duché de Lotharingie est divisée en deux : la Basse Lotharingie et la Haute Lotharingie.

La Basse Lotharingie, partie nord, sera appelée plus tard duché de Lothier

La Haute-Lotharingie deviendra le duché de Lorraine.

Le comté de Bar se forma en 961 et eut pour premier comte Frédéric d'Ardennes.

Il sera érigé en duché en 1354.

En 1300, un Traité est signé entre le Roi de France et Henri Bar. De ce traité vint la distinction entre Barrois mouvant et Barrois non mouvant.

Le Barrois mouvant était sous la souveraineté du royaume de France, le Barrois non mouvant sous celle du duché de Lorraine.

La rivière de Meuse divisait donc à présent le Barrois en deux parties :

  • celle qui était située au couchant, sur la rive gauche de la Meuse, composé des baillages de Bar et de la Marche et de la prévôté de Lignes portait le nom de Barrois mouvant, chef-lieu Bar, dépendant du parlement de Paris.
    Bar-le-Duc est le chef lieu du Barrois mouvant créé en 1301 par le traité de Bruges, où les terres entourant Bar (à l'ouest de la Meuse) sont vassal lige du Roi de France. C'est un fief du Royaume de France.
  • celle qui était située au levant, sur la rive droite de la Meuse, portait le nom Barrois non mouvant chef lieu Saint-Mihiel, duquel est enclavé le bailliage de Bourmont, est sous le ressort de la cour souveraine de Lorraine dépendant du parlement de Nancy. La capitale du Barrois non mouvant est Saint-Mihiel. Barrois non mouvant et clermontois non mouvant sont sous la souveraineté du Duc de Bar.

Dugny ancien fief des Apremont

Dugny, ancien fief des Apremont, avait primitivement une maison forte.

Celle-ci fort délabrée en 1257, fut donnée par Gobert D'Apremont à l'abbaye St Nicolas à charge de services charitables envers les pauvres du lieu et ceux de Landrecourt.

En 1302, Joffoy d'Apremont, fit hommage à Phillipe-Le-Bel de son alleu ou domaine de Dugny, Maheron (Monthairons actuel) et Brieulles.

On trouve encore dans la même famille, une charte de 1320 d'un autre Gobert, en faveur de son Prévôtre Dugny.

En 1356, les Ducs de Bar et de Luxembourg étant en guerre l'un contre de l'autre.

Les lettres d'assurément ou de neutralité furent accordées à Dugny, Landrecourt et autres lieux appartement au Duc de Bar, à condition que le dit Duc donnerait pareilles garanties à la ville de Haudainville dépendante de Verdun.

Une trêve fut conclue le 30 octobre au moment où les troupes du Barrois, qui occupaient DUGNY, se disposaient à entrer dans le Verdunois.

Vers la fin du 14ème siècle Dugny fut annexé, à la Prévôté Barroise de Souilly.

Le 24 mai 1714, le Duc Léopold érigea cette localité en fief, en faveur d'Alphonse de SEBOUVILLE.

En 1419, le duché de Bar fut réuni à celui de Lorraine et le Barrois.

Pendant le Moyen Age la Lorraine faisait partie du Saint Empire Romain Germanique. Notre région était morcelée en Etats indépendants, rivaux et belliqueux dont les territoires, faits de pièces et de morceaux, s'enchevêtraient inextricablement et leurs frontières étaient remaniées sans cesse.

Bar-le-Duc était la capitale du Comté de Bar. Saint-Mihiel, Etain, Briey, Pont-à-Mousson en faisaient partie.

En 1554, La Lorraine et le Barrois qui appartenaient encore à la descendance de la maison de Gérard d’Alsace étaient composés :

  • L'une, de huit provinces réunies dans trois grands bailliages (ceux de Nancy, des Vosges et d'Allemagne), ainsi que plusieurs comtés et châtellenies.
  • L'autre, de quatre bailliages (ceux de Bar, de Clermont, de saint Mihiel, de Bassigny) et du marquisat de Pont-à-Mousson.

En 1581 on trouve Dugny en Prévôté de Charny sur Meuse. Le Roi était seul Seigneur haut justicier. DUGNY appartenait au Diocèse de Verdun, à l'Archidiaconé d'Argonne et au Doyenné de Souilly.

Quelques dates concernant DUGNY dans les archives de Bar le Duc :

En 1647, le village est abandonné par ses habitants.

En 1657, les habitants refusent d'obéir à la justice.

Les documents sur DUGNY sont nombreux et on y retrouve beaucoup d'actes de justice, d'administration et de réglementation. Ils remontent au 16ème siècle pour certains.

Avant 1790, Dugny a appartenu au Barrois mouvant, à la Prévôté des Montignons, au Bailliage de Bar, au Présidial de Chalons, au Parlement de Paris.

Le village intègre le Royaume de France en 1766.

En 1790 la Lorraine est divisée en quatre départements : Meuse, Vosges, Moselle et Meurthe.

Lors de cette organisation, Dugny devint chef lieu de l’un des cantons dépendants du district de Verdun canton.

Ce canton est composé des municipalités de : Ancemont, Belleray, Dugny, Landrecourt l’Empire, dépendant du district de Verdun.

Le Fort de Dugny construit de 1875 à 1877 (qualifié au départ de Redoute) édifié pour empêcher toute réédition du siège de 1870, appartient aux Redoutes dit « de la Panique » et a pour mission, couplé avec celui d’Haudainville sur l’autre rive, de verrouiller le Vallée de la Meuse en amont de Verdun.

Au XIXe siècle, l’agglomération bénéficie de l’industrialisation, elle s’étend vers le nord autour de la route et de la voie ferrée Sedan-Lérouville, créée en 1875.

En 1919, par le traité de Versailles, la Lorraine est rendue à la France.

Les fours à chaux apparaissent en 1927.

Le village bénéficie de la découverte de la pierre à chaux, favorisant ainsi l’industrialisation de notre village.

La chaux est acheminé par la voie ferrée Sedon-Lerouville.

En 1940, la Lorraine est de nouveau annexée par l'Allemagne.

Elle devra attendre la Libération en 1944 pour redevenir, jusqu'à ce jour, une région française.

A 500 mètres au Sud des dernières maisons du village, on a découvert, lors de l'établissement du chemin de grande communication, de nombreux débris de constructions romaines attestant l'existence à cet endroit d'une bourgade depuis longtemps disparue : cet endroit portait le nom de la Rivière.

Actuellement arrondissement, canton, archidiocèse et doyenné de Verdun.

Ecart: Billemont. Le Patron du village est la nativité de la Vierge.